L’association José del Río, loi 1901, a pour objet social de protéger les enfants en détresse : en particulier, veiller à ce que des enfants orphelins de parents ou abandonnés vivent une vie de famille dans un esprit filial ; soutenir la famille ainsi recréée dans le respect des droits et besoins fondamentaux des enfants ( soins , subsistance , éducation , formation humaine et spirituelle…) .

2015 fût la première année d’activité de l’association. Son action a consisté au renforcement des liens avec les personnes à l’étranger gravitant autour de l’objet social de José del Río : aider à donner des parents à des enfants qui n’en n’ont pas. Ces liens tissés lors des années précédentes se sont renforcés avec deux voyages financés personnellement ( l’un en Mai au Rwanda à la rencontre de Père Edouard et sa famille ; l’autre en Novembre à la rencontre de Soeur Elvira et Père Federico en Centrafrique). L’idée d’aider à distance la création de familles pour les enfants sans famille a pris corps au fur et à mesure des rencontres et de la confrontation au réel . En Afrique, la notion de famille et de parents est élargie. Des enfants, orphelins ou abandonnés sont recueillis par des parents plus ou moins éloignés. D’autres enfants n’ont pas cette chance et ils sont nombreux… Le besoin pour l’enfant de grandir au sein d’une famille n’est pas à démontrer, c’est un constat concret. La preuve en est, si besoin, au lendemain du génocide au Rwanda , la création spontanée par des enfants de familles artificielles, les enfants se répartissant alors les rôles de père, mère, frère, soeur… L’action 2015 a donc été d’une part la confrontation au réel d’autre part des aides matérielles ponctuelles à deux projets en cohérence avec José del Río : Liberata au Rwanda et Kizito en Centrafrique. Retour sur la genèse des projets : Liberata : 20 ans après le génocide, des enfants vivent sans famille dans la rue. Libérata, elle-même maman, pense pouvoir accueillir dans son foyer des enfants esseulés sans limite de nombre et sans autre ressource que sa volonté maternelle… A son décès, son ami Père Edouard veut continuer l’action exemplaire de Liberata et construit avec Adèle et d’autres référents une famille qui accueille actuellement 6 jeunes filles . Kizito : depuis plus de 10 ans, soeur Elvira, a fondé une fraternité de couples à Berberati, prêts à accueillir des enfants sans parents. Elle a également fondé un centre de formation pour ces jeunes à Wotoro de manière à leur donner un avenir en plus de leur donner des parents. Concrètement les actions ponctuelles de José del Río ont été : – soutien financier à la famille « Liberata » – soutien financier à Kizito pour la distribution de kits de départ des jeunes du centre de Wotoro et contribution à la réhabilitation matérielle de ce centre . – soutien financier au Carmel de Bangui ( au travers de Père Federico) dans sa mission de secours des réfugiés ( Camp de 5000 actuellement autour du Carmel, visité lors du voyage de novembre) le secours portant d’une part sur les soins d’urgence, notamment pédiatriques, d’autre part sur la scolarisation des enfants du camp . – envoi de 1500 jouets et 1000 livres de prière à Père Federico, via , aviation sans frontières, à l’occasion de Noël 2015 et 1500 barres de chocolat Toblerone à Noël 2016, pour les enfants du camp. Ainsi que Père Federico l’a exprimé dans une de ces lettres, ce geste est celui simplement d’une maman pour son enfant. Il faut donc le comprendre comme une déclinaison de ce supplément de maternité qui anime le projet José del Río.

En 2016 , José del Río ( Joselito) soutient l’association famille Liberata dans l’acquisition d’une maison, chaque enfant ayant désormais l’assurance d’un toit.

En 2017,

– Au Rwanda : l’Association José del Río vient toujours en aide à la subsistance de la  famille Liberata  et participe à la rénovation de la clôture de la maison.

– En RCA : Joselito oriente son aide vers la réinsertion sociale des enfants-soldats , regroupés ( pour 35 d’entre eux) au centre de formation de Wotoro ( Berbérati)  en partenariat étroit avec l’association Kizito.

Une vingtaine de garçons apprennent les métiers de la terre et quinze filles se préparent au métier de la couture.

Pour Noël, Joselito a choisi de financer l’achat de nouveaux instruments de musique pour reconstituer la fanfare de Berberati ( voir photos à la page Kizito).

Un nouveau projet , Saint Joseph de Markounda, toujours en direction des enfants-soldats, est également soutenu dans le Nord, à la frontière du Tchad. 20 enfants-soldats sont accueillis en foyer et  re-scolarisés grâce aux bons soins de Père Guy-Alain, curé de la Paroisse de Markounda, rencontré ici avant son départ pour la Centrafrique.

Pour Noël, Joselito a choisi de financer l’achat d’équipements de foot pour les garçons et d’habits pour les filles

– En Inde : notre rencontre avec Jésumiel, laïque consacrée d’origine argentine et oeuvrant à Benares, a permis la mise en route d’un partenariat avec le projet Enfants de la lumière, qu’elle pilote depuis maintenant 8 ans.

Jésumiel fait l’école et donne des soins à une trentaine d’enfants intouchables, abandonnés et/ou vivant dans la rue.

L’association José del Río pourvoit aux besoins quotidiens des enfants .

(voir la page Enfants de la lumière).

L’association se prépare à envoyer sur place deux jeunes ingénieurs volontaires .

 

Début 2018, en Centrafrique, les récents épisodes de guerre notamment dans le nord ( voir «  crise sécuritaire à Markounda »sur la page blog a poussé la population des différents villages alentours à se réfugier au presbytère ( soit 7282 déplacés depuis bientôt un mois).

Joselito a envoyé des fonds à 2 reprises, permettant l’achat sur place de produits de 1ère nécessité , en priorité pour les femmes enceintes et les jeunes enfants  ( voir le compte-rendu à la page St joseph de Markounda).

 

 

L’activité 2018 de l’association José del Río s’inscrit dans la continuité du soutien apporté aux projets suivants :

 

St Joseph de Markounda  ( Centrafrique )

 

Outre l’aide d’urgence déployée en début d’année, l’association a permis l’ouverture d’un centre de santé à Markounda même , seul pôle médical de toute la région. ( voir page St Joseph de Markounda).

En outre, une participation à l’achat d’un véhicule, dédié pour partie au fonctionnement du centre ( acheminements lits/médicaments) a été décidée en fin d’année.

Par ailleurs, le programme de réinsertion sociale des enfants soldats a repris son cours après quelques mois d’interruption au plus fort du conflit armé.

L’association a accueilli en France le coordinateur de projet, Père Guy-Alain Andjelidou  durant l’été, ce qui a permis de renforcer les liens et de définir ensemble les actions à venir.

 

Kizito ( Berberati  Centrafrique)

 

Dans le cadre du partenariat étroit établi avec l’ONG Kizito depuis plusieurs années, José del Río a orienté son aide 2018 vers le financement de matériels divers, en lien avec le centre de formation des jeunes de Wotoro ( Pompe à eau, panneaux solaires, informatique…) ( voir page Kizito ).

 

Liberata ( Rwanda)

 

La subvention octroyée a servi d’une part à la scolarité et à la santé des jeunes filles de la famille et d’autre part à l’ouverture d’un petit commerce de proximité , près de la maison, générateurs de revenus pour la famille.

Une rencontre avec la famille Liberata au Rwanda est prévue cet été.

 

–  Hijos de la luz ( Vanarasi  Inde )

 

Le soutien José del Río à ce projet fût très actif en 2018 grâce à une collaboration étroite.

Des volontaires se succèdent pour faire vivre sur place le projet.

Jésumiel et Facu travaillent à la formation des « teenagers », eux-mêmes aidés depuis plus de 8 ans,  à la prise en charge des plus petits.

Ils construisent ensemble un abri, à l’intérieur du slum à Vanarasi, ayant pour vocation d’accueillir chaque jour une trentaine d’enfants pour l’école, les soins ( bain/médicaments/hôpital), les repas.

L’association pourvoit aux besoins quotidiens des enfants .( voir page enfants de lumière ).

 

En 2019 le Livre de l’Adoption devrait voir le jour, 2nd livre édité par l’association,  dont la vente bénéficie directement aux différents projets.

Une rencontre avec sœur Elvira , coordinatrice du projet Kizito est planifiée en juin, lors de son passage en Europe.