A l’appel, à l’image , au charisme de la fondatrice de sa communauté ( Sainte jeanne-Antide de Thouret), notre amie Soeur Elvira y répond fidèlement à Berbérati ( Centrafrique) depuis maintenant 15 ans.
Elle a crée là-bas l’ONG KIZITO, dédiée aux enfants sans parents, livrés à eux-mêmes comme aux dangers de la rue.
Sa conviction que « la famille et seulement une famille peut répondre au processus normal d’évolution de la personnalité d’un enfant » l’a amenée à fonder une fraternité de couples et à former ces familles à recevoir en leur sein des enfants qui n’ont pas ou plus de parents.
Elle a aussi bâti un centre de formation professionnelle pour ces jeunes.
Face à l’adversité aujourd’hui comme hier, Soeur Elvira doit redoubler de force, de courage et de persévérance.


LE PROJET KIZITO : qu’est-ce que c’est ?
Comment il est né ?

Réponse de Sœur Elvira:

Apres dix ans passés au Tchad, un an au Cameroun, en septembre 2001 je suis envoyé à Berberati en République Centrafricaine. L’Evêque m’a confié la responsabilité d’un centre Culturel : unique point de repère pour les jeunes de la ville, en particulier les 1.700 élèves d’un Lycée situé juste en face du centre Culturel connu plus simplement comme : C.C.C. ( centre Culturel Catholique).
Bibliothèque, Conférences, débats- Spectacles- Soutien scolaire, formations à tous les niveaux : comptabilité et gestion, informatique, transformation des produits locaux, accès à l’internent, etc.…les activités et les rencontres avec les jeunes étaient pour moi motivations fortes, répondant pleinement à la connotation éducative du Charisme de Ste Jeanne Antide, raison de joie profonde.
Apres 2/3 mois, donc fin décembre 2001, mes premiers collaborateurs au C.C.C. m’invitent à sortir la nuit avec eux. C’est ce que j’ai fait et …la surprise, le choc était trop fort : beaucoup d’enfants se promenaient encore dans des heures tardives, ou bien dormaient devant la porte d’un magasin sur un morceau de carton, où sur les tables du marché.
Une nuit des cris d’enfant venant d’une petite case en plein marché, attire notre attention. Nous nous sommes approchés : un adulte profitait sexuellement d’un enfant.
Mes collaborateurs étaient des jeunes papas…ma sœur, maman,papa…j’ai faim, je voudrais aller à l’école, je suis orphelin, je suis accusé d’être sorcier, le nouveau mari de maman me tape beaucoup…rester à la maison est impossible, je souffre trop…j’ai préféré venir vivre sur la rue…
Impossible de fermer les oreilles et le cœur aux cris de ces enfants !

Nous restons avec eux, nous les écoutons, nous allons manger ensemble chez les mamans qui préparent quelque chose sur la route, des petits « restaurants » là où les enfants lavent les assiettes et mangent les restes des clients.
Il m’a demandé du travail et je l’ai prit pour me faire aider ici dans mon restaurant…c’était ça la justification de ces mamans.
Nous avons décidé de ne jamais donner une piécette d’argent, mais l’invitation de nous rejoindre le lendemain au centre Culturel. Quelqu’un n’ai jamais venu, beaucoup d’autres sont venus. La relation c’est approfondi, nous avons commencé à aller dans les quartiers pour vérifier la véridicité de la version donnée par les enfants. Je peux toujours témoigner qu’une fois seulement un enfant nous a menti !
Des situations familiales vraiment inimaginables, vraie aussi la conviction qu’il s’agissait d’enfants sorciers.
Un exemple pur tous :
Docho ( 6/7 ans) a le bras cassé, il a mal, il vient nous voir…ils m’ont tapé beaucoup, ils disent que moi la nuit je me transforme en feu et je brûle les cases, j’ai eu peur qu’ils arrivaient à me tuer, je me suis enfui…Apres l’avoir soigné ça été impossible de faire recueillir Docho dans sa famille et son quartier ! (Il a été accueilli dans une famille kizito, aujourd’hui il est un beau garçon, il est heureux !).J’était alors sollicité de demander de l’argent en Italie pour ouvrir un « internat », un « orphelinat », un centre d’Accueil pour ces enfants, j’avais refusé catégoriquement. J’ai pu aider mes collaborateurs a comprendre que la réponse à la situation des enfants ne pouvait pas être un « internat », un centre d’accueil et, de plus, moi je n’avais pas de mari, et eux n’étaient pas mes enfants, finalement je ne pouvait rien faire. C’était une réponse ferme de ma part qui a provoqué une grande surprise de la part de ces jeunes papas. …mais, ma sœur, vous étés une sœur de la charité et vous ne voulez rien faire pour ces enfants ?
Ces enfants ont été trahi dans leur besoin légitime d’amour, des hommes et des femmes qui l’ont mit au monde physiquement, l’ont trahi : il faut des Couples, il faut des autres hommes, des autres femmes qui les accueille, qui les aime afin qu’ils puissent quitter définitivement la rue, qu’ils puissent avoir une FAMILLE.
Voilà ce qu’il faut : une FAMILLE !
C’était un Défis lancé et accueilli par 4, après 6 couples pour démarrer une formation :
Maturité de la personne, importance du dialogue dans le couple, mono/polygamie, la fécondité, les problèmes liés à la coutume, l’éducation des enfants, etc.…
Petit à petit une Fraternité de Couples est née, les premiers 10 enfants accueillis dans des respectives familles : difficultés et joie partagées.
Les années passées les premiers enfants accueillis en 2002 à l’age de 7/8 ans, aujourd’hui ils ont 21/22 ans et même plus ! A’ leur tour sont devenus des jeunes Couples avec leur premier bébé, ils suivent la Formation et ils se rendent disponibles à l’accueil.
Félix :…j’ai reçu beaucoup…à mon tour je veux donner…je connais ce qui veut dire vivre dans la rue…
En mai 2007 une initiative c’est ajoutée à l’accueil dans les familles : un centre de Formation agricole artisanal pastoral. Les adolescents ont toujours leur respective famille d’accueil mais, par des raisons particulières,plutôt que l’insertion dans les écoles publiques et « classiques », suivent 3 ans de Formation dans ce centre nommé : « Sara mbi ga zo » aide moi a devenir un homme – aide moi a réussir ma vie.
Alphabétisation,travaux champêtres,menuiserie,mécanique,cordonnerie, couture,élevage, activités sportives et récréatives…rythment les journées au centre.
A la fin de la formation chaque enfant reçois 2 hectares de terre cultivable et chercher à se rendre progressivement indépendante. La famille adoptive s’occupe de toutes les démarches de la coutume dans le cas d’une relation avec une fille.
Depuis 6 ans la fraternité Kizito est reconnue par l’Etat Centrafricain comme une O.N.G. National pour la protection et l’éducation des mineurs enlevés de la rue et très souvent en conflit avec la Loi
Des partenariats avec des Agences internationales sont possibles si elles ont le même but éducatif et une correspondance avec la philosophie de Kizito.
Ce passage administratif nous a fait espérer sur des Soutiens financiers de la part de l’Etat, tel que de droit. Malheureusement la République centrafricaine a traversée et traverse encore une grande Crise et des énormes difficultés.
L’intuition éducative de l’Accueil dans les familles du lieu nous donne de la joie et la conviction d’avoir prit le problème à la racine.

Beaucoup d’autres activités de Sensibilisation et de Formation sont faites dans la Ville ouvertes à toutes les familles, aux jeunes, aux enfants. Le travail sur le terrain nous fait découvrir bien de souffrances des enfants.
La Collaboration avec le Service Sociale et le tribunal des Mineurs nous rend plus efficaces.
En ce moment nous sommes confrontés aussi au problème des familles déplacées internes et à tous les enfants venus d’autres Villes et régions du Pays.
Bien d’enfants – Adolescents qui dissocient des bandes Armées s’adressent aussi à Kizito pour trouver une Alternative et reconstruire leur vie.
Entre enfants directement accueilli, ce qui sont en Formation au centre du village de Wotoro, ceux qui sont suivis indirectement et prit en charge pour l’école,ce qui sont déplacés…nous arrivons à 480/500 enfants en charge.
Nous espérons vraiment que la PAIX revienne et ainsi avoir une meilleure collaboration avec l’Etat.
Notre joie est grande, au-delà de mille difficultés et souffrances, en voyants familles et enfants grandir.


 

kizitoPRESENTATION DE L’ONG NATIONALE KIZITO

Présidente :Sœur Elvira Tutolo Téléphone : 75584263
Adresse : Centre Culturel Catholique (CCC) de Berberati Adresse E-mail :elvira tutolo@yahoo.fr
Principaux Partenaires : FRL, UNICEF, Diocèse de Berberati, Affaires Sociales, Tribunal des Mineures de Berberati et Bouar pour tous les Mineurs en Conflit avec la Loi des Préfectures de l’Ouest
Statut : ONG Nationale

L’ONG KIZITO est née en 2001 dans la ville de Berberati. Elle a pour but d’accueillir des mineurs en alternative à la prison et de redonner la dignité humaine aux enfants vivant sur la rue dans le respect de leur droits et besoin fondamentaux. La plupart des enfants accueillis sont en difficulté d’apprentissage et d’insertion sociale. L’ONG KIZITO est reconnue comme Organisation Non Gouvernementale Nationale par Arrêté N°00229/2010/MPECIIDIRCAB/DGPD/S0NGUI du 17 Novembre 2010 du Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale. Dans le même sens, l’ONG KIZITO a signé le 8 Novembre 2011 une Convention de Collaboration avec le Gouvernement de la République Centrafricaine représentée par six Ministères à savoir : le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisat ion, le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, le Ministère de la Justice et de la Moralisation, Garde des Sceaux, le Ministère des Affaires Sociales, de la Solidarit Nationale et de la Promotion du Genre et le Ministère de la Coopération Internationale, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie.
La stratégie pédagogique de l’ONG KIZITO affirme que la Famille et seulement une Famille peut répondre au processus normal d’évolution de la personnalité d’un enfant. Pour cela, depuis 2001, l’ONG KIZITO pour répondre au problème des mineurs abandonnés sur la rue et souvent en conflit avec la Loi, a opté pour l’accueil dans des familles centrafricaines formées au préalable. La Formation pour les Couples KIZITO depuis Novembre 2001 se base sur deux axes principaux , sur deux programmes: P.R.H. INTERNATIONAL (Personnalité et Relations Hun1aines) et E.V.A. (Education à la Vie et à l’Amour).
A ces deux parcours réguliers, s’ajoutent plusieurs formations ponctuelles avec des intervenants professionnels venant de la RCA ou bien d’ailleurs en Techniques d’Encadrement des enfants en situation difficile. UONG s’inscrit dans le développement des compétences de ses membres pour leur permettre d’être plus efficaces et efficients.
Pour favoriser la réinsertion socio professionnelle des adolescents enlevés de la rue avec des expériences de prison, drogue et violence, l’ ONG Kf ITO a créé en Mai 2007 le Centre de Formation de Wotoro (CFW) à 8 km de la ville de Be berati sur l’axe Nola.
Le CFW propose aux Résidents un parcours de formation de 3 ans qui prévoit des Cours d’Alphabétisation et des Formations Professionnelles en menuiserie, couture, cordonnerie et vannerie. En plus de ça, des activités agricoles se déroulent quotidiennement pour stimuler les résidents à s’appliquer dans l’agriculture. Un aspect a souligner c’est que nonobstant chaque adolescents soit résident au CFW il est quand même lié à une famille tutrice, membre de l’ONG KIZITO. Chaque 15 jour dans le week-end, et toutes les fois qu’une nécessité se présente les résidents dans ce Centre restent dans ces familles d’accueil.
L’ONG KIZITO est formée par 20 familles qui comP,tent 85 enfants naturels, 13 enfants pris en charge (membres de la famille élargie du couple itotamment petites sœurs ou petits frères et neveux ou nièces et toujours enfants dans des situations à risque !) et 90 accueillis en difficulté d’apprentissage et d’insertion sociale pour un Total de 188 enfants. Parmi les 90 accueillis, 28 enfants sont résidents au Centre de Formation de Wotoro et 62 sont résidents chez les familles. N. l O Couples actuellement sont en tormation en vue de l’Accueil. Parmi les enfants accueillis, nombreux sont des mineurs qui ont été en conflit avec la Loi. (Sorcellerie, Vol, agressions et blessures). En effet, l’ONG KIZIT(i) a, parmi ses objectifs, celui d’aider les mineurs en conflit avec la Loi à retrouver l’équilibre psycho-social et à se réinsérer dans le milieu. Les mineurs aidés par l’ONG KIZITO ont connus la prison, la violence, les tortures suite à des accusations de sorcellerie provenant de leurs familles d’origine. Quand un mineur est détenu en prison, ou en Commissariat en attente d’y être transféré, le Procureur de la République informe l’ONG KIZITO, ou vice-versa, dans le cas où est l’ONG KIZITO à venir à connaissance des cas des mineurs arrêtés, c’est ell même qui informe le Procureur de la République afin de prendre des dispositions et d’rsquisser une stratégie d’action visant normalement à faire sortir les enfants de la prison et les accueillir, dans l’attente du procès, au CFW ou bien dans une famille. La Loi prévoit que les mineurs subissent un Procès, mais, en principe pas en audience publique. Dans les cas spécifiques des enfants en question, personne parmi les accusateurs ne c’est présenté au Tribunal, qui après trois audiences, a été obligé de les relâcher. Les enfants, devant la possibilité de choisir si rentrer chez leurs familles d’origine ou rester accueillis au sein de l’ONG KIZITO ont cho(si cette dernière. Avec le temps peuvent aussi décidé de réintégrer leur famille naturelle.
L’ONG Kizito procède à une sérieuse enquête préliminaire en collaboration étroite avec le Service Social ( elle a une stratégie propre des collpques, de l’écoute, des visites dans les quartiers…) avant d’accueillir un enfant. Tout est mit en œuvre pour que l’enfant reste dans sa famille naturelle. Si iln’y a pas du refus, de violences, des accusations, etc….mais la vrai et unique raison de sa vie sur la rue est exclusivement d’ordre financier et souvent de misère, l’ONG Kizito prend la Charge ( en particulier l’école et la santé) et le Suivi régulier de l’enfant et sa famille. Il s’agit d’un travail qui occupe beaucoup les membres de l ‘ONG choisi pour ce volé et demande des dépenses considérables ! Ils doivent continuellement descendre sur le terrain pour vérifier, pour ajuster les interventions, etc….
Les familles en charge « indirecte » (mini-crédit, achat de terrain cultivable, projets d’activités de revenu, etc….) sont nombreuses ! Situations de veuvage, perte de deux parents à cause du Sida, enfants avec les grands-mères, etc. Actuellement :40 familles et 120 enfants.

Total général bénéficières prises en charge (directe et indirecte) 60 Familles et 322 enfants.

Les Bénéficières, bien sur, augmentent si on considère les Sensibilisations (Centre Culturel Catholique- Radio Locale- Spectacles- Quartiers- Diffusion de documents, photocopies­ etc….) L’ONG Kizito s’occupe aussi de la Formation et Sensibilisation des Femmes et des Couples, (plutôt jeunes), sur les Thématiques de l’enfance sans le but de l’accueil ainsi que de la sensibilisation des familles d origine des enfants abandonnés. Se travail de Sensibilisation est très important pour prendre les problèmes en main en guise de Prévention (mieux vaut prévenir que guérir !). Deux papa kizito, membres de l’ONG, ont commencé aussi à descendre dans des chantiers de Diamants et de l’or pour constater la présence des enfants et le constat à été amère ! (on voudrait bien continuer ce travail mais …manque de moyens !).

La Stratégie éducative est composé de plusieurs phaser :premier accueil, écoute, enquête, décision d’insertion tout de suite dans une famille ou bien au Centre de Wotoro (vu aussi avis du Tribunal), phase de Réinsertion.(très délicate et pas du tout facile vu la situation du pays !) Finalement : les enfants deviennes adolescents et adultes !
Comme pour les parents il y a des séances de Formations hebdomadaires de même pour les enfants et les Adolescents. Tous fréquentent de différentes écoles privés de la Ville (Cicle primaire et secondaire) Alphabétisation a WT. Un garçon a déjà terminé sa troisième année de HECG a Bangui. Entre les enfants accueilli il y a aussi des fillettes même si minoritaires par rapport aux garçons.
Depuis le début de la crise politique qui a frappé le Pays et à l’absence des Organisations Humanitaires et étatiques Kizito s’est occupé de t<Dute sorte de cas dramatiques qui ont bouleversé la vie de la population de Berberati comme : les premiers soins des blessés, leur transport dans des structures sanitaires, l’aide moral et financier aux familles pillées, médicaments et appui financiers aux opérations chirurgicales, accueil dejeunes en fuite, soins aux enfants malades de retour de la foret ou ils avaient trouvé un abri (un pourcentage de 3/.i enfants par jour sont décédés les mois d’avril-mai et ça continue encore vu la situation dramatique dans laquelle se retrouve l’hôpital de Berberati. Des séances de jeux , activités récréatives, films, etc….sont encore en cour au Centre Culturel pour aider les enfants traumatisés par les tires d’armes et autres visiops de violence. Cet effort financier considérable et imprévus et qui par aucune raison ne pouvait pas être refusé, a contribué à l’épuisement des fonds normalement destinés aux enfants accueillis.
L’espoir reste de pouvoir collaborer concrètement avec l’Etat et autres Organismes de Protection des enfants.

 

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CENTRAFRICA

È da poco rientrata in Centrafrica
suor Elvira Tutolo. Dopo 15 anni di missione e una parentesi italiana per curare le ferite dell’anima.
Con la speranza che la guerra
sia definitivamente alle spalle
DI ANNA POZZI

Alla fine Papa Francesco ci è andato e c’è tornata pure lei. Quindici anni di mis-
sione in Centrafrica che si rinno- vano con spirito nuovo e nuova speranza. Quella appunto lascia- ta da Francesco che in questo Paese, contro tutto e tutti, ha volu- to andarci e aprire la Porta Santa

del Giubileo della Misericordia. Suor Elvira Tutolo al Centrafrica e alla sua gente ha dedicato i suoi anni più belli e quelli più dram- matici. Termolese, religiosa della carità di santa Antida, ha dovuto far appello a tutto il suo spirito battagliero e alla sua energia per affrontare gli eventi più tragici e devastanti che hanno segnato il Paese in questi ultimi tre anni. Al punto da dover tornare in Italia per affrontare i fantasmi che la perseguitavano dentro. Immagini di sangue, dei “suoi” ragazzi tor- turati e trucidati, quasi duecento quelli che la guerra ha inghiottito e che ha dovuto seppellire. L’orrore delle sevizie, di quei cor- pi su cui si è accanita la forza disu- manizzante di persone che si com- portano peggio di bestie. Non se ne esce indenni, anche se si ha la tenacia e il coraggio di una “guer- riera della pace”, come è suor Elvira. Che è dovuta rimanere in Italia più di quanto pensasse, per fare i conti con le ferite dell’anima, quelle più difficili da guarire.

«Anche questa è missione. Accettare le proprie debolezze, affrontare le proprie fragilità, per ritrovare equilibrio e serenità e ri- partire con la carica giusta per camminare ancora accanto a que- sto popolo oltraggiato, con nuova energia e speranza».
Suor Elvira è tornata a Berberati, una cittadina a quasi 500 chilo- metri dalla capitale Bangui, vicina al confine con il Camerun. Ha ri- preso le sue molte attività e i fili delle tante relazioni costruite ne- gli anni. Ricorda il passato, ma preferisce pensare al futuro. «La visita di Papa Francesco – com- menta – rappresenta certamente un punto di svolta. Ha lasciato un segno profondo non solo nel- la Chiesa e nella gente, ma anche nelle istituzioni. Ora però ciascu- no deve assumersi le proprie re- sponsabilità».
Il referendum costituzionale del 13 dicembre e le elezioni presidenzia- li del 30 (con ballottaggio il 31 gennaio) hanno rappresentato un significativo passo avanti nel pro-

22 MeM • febbraio 2016

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cesso democratico e di stabilizza- zione del Paese. Sempre che non succeda qualche altro infausto col- po di scena.
«La gente ha dimostrato grande coraggio ed è andata a votare, no- nostante le difficoltà a iscriversi nelle liste e a raggiungere i seggi
– commenta suor Elvira -. C’è vo- glia di pace e di stabilità. Non ne possiamo più della guerra. Il Centrafrica era già uno dei Paesi più poveri al mondo. Il conflitto ci ha messi completamente in gi- nocchio. Sarà dura rialzarsi. Speriamo che queste elezioni rap- presentino veramente una svolta». NON SONO MANCATI scontri, specialmente nella capitale Bangui, dove almeno due perso- ne sono morte e una ventina sono state ferite, ma anche nelle provin- ce settentrionali ed orientali. Complessivamente, tuttavia, cir- ca due milioni di centrafricani – su una popolazione di quasi cinque milioni – si sono registrati per il voto, mentre l’operazione è risul- tata molto più difficile per i circa 460 mila sfollati; solo il 26 % infat- ti è riuscito a recarsi alle urne.
«La popolazione desidera a tutti i costi voltare pagina – conferma suor Elvira -; abbiamo tutti biso- gno di poter pensare al futuro con maggiore serenità e prospettiva, non solo a come sopravvivremo sino a domani».
Anche a Berberati, così lontana dai centri del potere, si sono vissu- te tutte le fasi della guerra, con i ri- belli Seleka che hanno occupato a lungo la cittadina, rendendosi re- sponsabili di violenze, esazioni e prepotenze. «Quando se ne sono andati – ricorda – hanno saccheg- giato e portato via tutto quello che hanno potuto caricare sui ca- mion. Ma è stata comunque una liberazione, anche se le cose non sono migliorate di molto. Se a Bangui, infatti, la situazione è ri- masta molto tesa ed esplosiva in alcuni quartieri, nel resto del Centrafrica è il caos più assoluto. Un Paese fuori controllo».

A Berberati, suor Elvira è stata a lungo la responsabile del Centro culturale cattolico, un luogo mol- to vivace di attività e iniziative dedicate in particolare ai giovani. Ma al contempo, ha consacrato molta della sua missione ai bam- bini di strada. Ed è così che si è presentata a Papa Francesco, che le chiedeva cosa facesse: «Sono una donna sulla strada». «Bene, bene…», le aveva risposto il Pontefice, che la aveva confidato anche la sua preoccupazione per questo Paese. «Sorella – le aveva detto durante un incontro in Vaticano – lo sai che ho una predi- lezione per il Centrafrica?». «Non ci potevo credere! – ricorda la reli- giosa -. Ci sentiamo spesso di- menticati e abbandonati da tutti. La maggior parte della gente non

sa neppure dov’è il Centrafrica o lo confonde con una regione del continente».
L’incoraggiamento del Papa, allo- ra come oggi dopo la sua visita, continua ad accompagnare suor Elvira nel paziente lavoro di ac- compagnamento di tanti bambini e ragazzi, abbandonati o cacciati di casa, accusati di stregoneria, picchiati brutalmente e in alcuni casi vittime di tentati omicidi. Altri, invece, hanno cercato di ab- bandonare i gruppi armati che li avevano reclutati a forza, ma su- biscono minacce o hanno difficol- tà a trovare un lavoro che con- senta loro di vivere una vita più dignitosa e meno precaria. Una realtà disperata, per molti versi, ma anche ricca di potenzialità, su cui suor Elvira ha investito molte

febbraio 2016 • MeM 23

CENTRAFRICA
energie. «L’idea di fondo che mi ha ispirata – racconta – è che un bambino ha innanzitutto bisogno di un papà e di una mamma, non di una suora. Per questo ho coin- volto alcune coppie di giovani sposi con i quali abbiamo comin- ciato a riflettere sulla loro vita di famiglia e sulla capacità di dialo- gare e di accogliere. Si è consolida- ta una bella amicizia con queste coppie. E un po’ alla volta è au- mentato anche il loro numero. Adesso sono una trentina quelle che accolgono ex ragazzi di strada come se fossero figli loro. E una decina di questi bambini, dive- nuti ormai adulti, sono diventati, a loro volta, coppie e famiglie di- sponibili ad aiutare altri ragazzi- ni che si trovano oggi nelle situa- zioni disperate da cui loro sono usciti. Dalla fraternità nata in ma- niera del tutto informale, sono na- te così le “Coppie Kizito”, dal no- me del più piccolo dei martiri dell’Uganda, che il Papa ha com- memorato durante il suo recente viaggio in quel Paese, e quindi l’ong Kizito, riconosciuta a livello nazionale».
La guerra, però, ha complicato tutto. Ma queste famiglie non han- no desistito, nonostante i proble- mi enormi. «Anzi – dice suor Elvira – durante il conflitto si sono
ancora più unite e sostenute tra di loro. Anche a rischio della vita». La religiosa racconta di un papà del gruppo che, avendo visto in strada una donna incinta in grave difficoltà, l’ha portata immediata- mente all’ospedale. Per la donna, tuttavia, non c’è stato niente da fa- re. E la neonata di appena un chi- lo è stata accolta da lui e sua mo- glie, perché i nonni al villaggio non avevano niente. L’hanno chia-
olta gente continua a morire per le cause indirette della guerra

mata Elvira e l’hanno tenuta con loro, anche quando sono dovuti scappare in foresta per via degli scontri.
La bambina, però, si è ammalata e quando l’hanno portata in ospe- dale non c’era nessuno che po- tesse curarla. Impossibile poi an- dare a Bangui, per via dell’insicu- rezza e dei posti di blocco dei ri- belli. La bambina è morta ed è morto anche il papà adottivo, pu- re lui ammalato e senza cure.
«Moltissime persone in Centra- frica sono morte direttamente a causa della guerra – commenta triste suor Elvira -, ma molte di più continuano a morire perché non hanno da mangiare o non possono curarsi adeguatamente quando sono malate».
Per far fronte a questa situazione di povertà, che si è ulteriormente aggravata in questi ultimi anni – e per dare una prospettiva di futu- ro ai suoi ragazzi – suor Elvira aveva avviato anche un Centro di formazione agricola, con un pro- gramma educativo e un altro di lavoro vero e proprio. «Come possiamo pensare di impedire a questi giovani di arruolarsi nei gruppi ribelli se non offriamo lo- ro un lavoro su cui costruire la lo- ro vita?- si interroga la religiosa -. E come possiamo pretendere che quelli che sono stati arruolati la- scino quella vita di violenza, cer- cando di sopravvivere usando la forza? Solo con l’istruzione e il lavoro possiamo pensare di co- struire qualcosa di buono e posi- tivo. Ma sono pochi quelli dispo- nibili ad aiutare in questo senso. Anche le grandi agenzie umanita- rie ti ascoltano se chiedi aiuti di emergenza, ma se cerchi di realiz- zare qualcosa di duraturo spari- scono tutti».
SUOR ELVIRA è amareggiata, ma non si scoraggia. Nel maggio dello scorso anno, è stata costret- ta a chiudere il Centro agricolo per mancanza di fondi, usati tut- ti per far fronte alle gravi necessi- tà imposte dal conflitto. Ma non si arrende. «Non riesco a darmi pa- ce. Questo Centro rappresenta davvero un investimento sul fu- turo». Gli avvenimenti degli ulti- mi mesi le danno una nuova cari- ca. Ma c’è bisogno della solidarie- tà di tutti. «Dopo che i riflettori si sono posati fugacemente su que- sto Paese durante la storica visita di Papa Francesco, non dobbiamo lasciare di nuovo cadere il Centrafrica nell’oscurità del- l’oblio». MM

24 MeM • febbraio 2016

 

    ONG KIZITO

 Berberati – RCA

PROJET :

Protection et Réinsertion Socio-économique de 35 Mineurs (garçons et filles) associés aux groupes Armés à Berberati-Région de la Mambere-Kadei en République Centrafricaine

FICHE DU PROJET

Titre du Projet Protection et Réinsertion Socio-économique des Mineurs Associés aux Bandes Armées à Berberati –Région de la Mambere-Kadei en République Centrafricaine.
Nom de l’Organisation Kizito Partenaire : Association Joselito -France
Contact :
Personne Responsable Elvira  Tutolo
Point Focal du Projet Firmin Dagbia
Administrateur

Conseilleurs

Tiburce Goussouno

Gode  Fada et Natacha

Objectifs du Projet Réinsertion sociale d’enfants et adolescents (25 garçons et 10 filles) sortis des Groupes Armés avec formation agricole-artisanal et création de coopératives de travail.

Récupération de l’Equilibre psychologique

Apprentissage au Dialogue et à la Non-Violence

 Découverte d’un SENS et d’un Projet de vie

       Préparation à une vie de Couple et de Famille

Cibles N.35 Enfants-Adolescents vivants sur la rue, en conflit avec la Loi, sortis des bandes Armées en phase de réinsertion sociale
Localisation Berberati et Région Mambere-Kadei
Durée du Projet  2 ans
Date du démarrage du Projet Octobre 2017
Date de clôture du P Octobre 2019
Coût du projet 30.000 Euro 19.680.000cefa

 

 

  Temoignages Garcons-Filles ex Antibalaka

C’était un matin. Nous étions nombreux les enfants au centre du village auprès du marché et dans les quartiers. Des hommes armes sont arrivés, ils parlaient arabe, ils ont commencé à tirer, ils étaient nombreux, ils nous ont attrapé une vingtaine.

Obligé à monter sur un Camion. Nous sommes arrivés à Bangui et tout de suite ils nous ont enfermés dans un Container sans nous donner à manger ni boire. Nous tous nous avons commencé à taper fort sur les parois du container, mais personne n’ouvrait. J’ai vu  mes amis mourir l’un après l’autre…je pleurais. L’odeur était devenu insupportable…j’ai continué à taper, à donner des coups de pieds, mais je perdais mes forces… Finalement un militaire Seleka m’a ouvert ; il m’a giflé ; après il avait besoin des cigarettes, il m’a envoyé les acheter. J’ai ainsi profité de m’enfouir.

J’avais beaucoup de haine dans mon cœur, je ne pouvais pas accepter la mort de tous mes amis. A’ l’arrivée des Antibalaka je suis entré chez eux. Ils m’ont vacciné, j’ai fait le combat pour me venger.

                                                                                                                         Un garçon.

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Dans le village sont arrivés des gens armés de fusil, machettes et flèches. J’étais avec mon oncle et ma tante enceinte. Ils ont pris toutes les femmes du village et obligé à se mettre en rang. Nous les hommes attachés sou le tire de leur fusil. Ils ont tué les mamans. Entre elles n4 étaient enceintes, ils ont ouvert leur ventre, arraché les bébés et lancé dans l’air. Apres ils sont partis. J’étais choqué, mon oncle plairait fort. Ils m’ont dit que j’étais évanoui. Encore aujourd’hui je n’arrive pas a dormir et après le repas si j’y pense je vomis.  Les rencontres avec la sr Elvira m’aident beaucoup.

                                                                                                                  Un garçon

J’ai fait beaucoup de mal…j’ai tué beaucoup de personnes même des femmes et des enfants….

J’avais de la haine dans mon cœur…Les Seleka ont tué papa et maman devant mes yeux…c’était insupportable…Je suis entrée dans les antibalaka tout juste pour ça : pour venger mes parents. C’est avec, bien sûr, le produit que les chefs me donnent autrement je n’aurais pas eu le courage.

                                                                                                             Une fille

Pour moi ce qui m’a beaucoup choquée c’est le fait d’être obligée par mes chefs de faire en morceau les corps des personnes déjà tué par les garçons. Je ne trouve pas nécessaire de faire ça car finalement la personne était déjà morte…

                                                                                                          Une fille

Moi je n’ai pas tué. Je restais toujours à la cuisine pour préparer les repas pour les combattants. Bien sûr j’étais obligée à aller VOLER pour trouver de quoi préparer.  J’ai vu l’autre tué mais …moi je n’ai pas tué. Oui j’ai eu relation avec un garçon qui est devenu mon mari et nous sommes toujours ensemble. Je suis enceinte de 06 mois. J’ai dit à mon mari que nous devons être une famille normale et que nous devons dire NON à la Violence pour toujours. Il est d’accord avec moi. Merci je suis très contente parce que nous avons commencé avec la sr elvira une formation des Couples. Je suis sure que ça va beaucoup nous aider. Maintenant mon mari ne fait rien et moi aussi : c’est difficile pour nous vivre et en plus un enfant en route !!

                                                                                                Une fille « maman »

Nous étions derrière la ville de Carnot pas loin des chantiers de diamant. C’était pour chercher les musulmans et les tuer. Avant les Seleka ont tué beaucoup de personnes dans mon village (Bossentele) entre autre mon oncle et sa femme, ma grand sœur enceinte et mon grand-père : ce jour ils ont fait un massacre. Je me suis dit … » moi aussi je vais en tuer autant… » Mon chef avait tué une personne et il m’a demandé de lui couper la tête. Je l’ai fait et je partais. Mon chef m’a appelé, il m’a dit de prendre la tête de la mettre dans un sac et de l’amener à Gamboula pour montrer à nos Co militons de la Bâ de quoi nous sommes capables. Je me vois encore sur la moto…j’ai eu des troubles pendant ce voyage…   

                                                                                                             Un garçon

J’ai cet enfant entre mes bras…il a deux ans .Le Mr un des chefs de groupe Antibalaka ici à Berberati s’appelait Junior m’a abandonné. Je ne sais pas où il est partie. J’ai encore ma maman tandis que papa avait été tué par les Seleka vers Mambere. La maman est devenue âgée, elle n’a plus de force.   Je voudrais seulement un soutien pour m’occuper de mon enfant.   

                                                                                                 Une fille « mère »

J’étais abandonné par le garçon, le papa de cet enfant. J’avais participé aux groupes Antibalaka avec mon oncle qui m’a entrainé là-dedans… Je viens de suivre chez les sœurs de la Charité une Formation en couture et j’ai reçu une machine à coudre, du tissu, un pagne. J’espère réussir à me débrouiller avec ce que j’ai pu apprendre même si, il faut le dire, ici dans la ville de Berberati il y a déjà beaucoup de couturiers expérimentés. Je vous demande de prier pour moi. Je voudrais oublier tout ce que j’ai fait et j’ai vu de mal : que Dieu me pardonne !!

 

                                                                                                     Une fille « mère »                                                               

 

 

 

 

Berberati 27 Novembre 2017                                            de   Sr Elvira Tutolo  fraternité Kizito

 

…tu as quel âge, petit ?..

 

…je ne sais pas….tu es né quand ?…je ne connais pas… !

Voilà la réponse que nous recevons très, très souvent quand nous rencontrons des enfants vivants sur la rue et depuis 2001 que notre ONG Kizito est présente à Berberati en République Centrafricaine.

La Fête de Noel approche ! Jésus a été enregistré ?

Le Bureau de l’état Civil de la Mairie de Berberati toujours vide reçoit des : Déclarations de Naissance

même si les enfants ne sont plus des Bébés ! !

65 enfants, tous des EAGA enfants associés aux groupes armes.

Ils sont en réalité âgés de 6 à 18 ans sans jamais avoir eu leur ACTE de Naissance !

La procédure vient d’être entamée : visite médical pour l’Age Apparent, à la Maternité pour le jour et la date, au Tribunal pour le Jugement supplétif et enfin à la Mairie.

Ces enfants bientôt vont reconstituer aussi la Fanfare…

Et…ce n’est pas fini………… 30 enfants (filles et garçons) les plus petits entre les 150 libérés des Bandes Armées  ont été inscrits dans différentes Classes des Ecoles Primaires. Pour la première fois ils mettent pied à l’école et leur émotion est lisible sur leur visage ! ! !

Actes de Naissances et Musique de Fanfare : une belle joie pour fêter NOEL 2017 ! ! !

MERCI   JOSELITO ! !    Joyeux Noel !

 

Berberati 27 Novembre 2017                                               Sr Elvira Tutolo  fraternité Kizito

 

Lettre d’un enfant à Sœur Elvira

Bonjour ma sœur

C’est pour moi un grand plaisir de saisir cette opportunité pour vous dire ma reconnaissance et vous remercier du plus profond de mon âme de votre miséricorde dans ma vie.

Certes Dieu est passé par vous pour me montrer sa bienveillance .Mais si vous n’aviez pas accepté ce plan de Dieu je ne saurai à quel sort serai-je aujourd’hui ou peut être que j’étais déjà mort de faim.

Je me souviens encore de ce jour où  pour la première fois après la mort de mes deux parents une femme religieuse me donnait une somme de 15.000 F .C’était incroyable pour moi et ce geste m’avait beaucoup marqué puis que je souffrais de faim pendant trois jours et j’ai demandé à la sœur dans la lettre (étant élève de C M 2)  de ne  me trouver qu’une petite corvée me permettant d’avoir juste la nourriture .Mais la sœur m’a soulagé sans pourtant que je travaille.

Voila après de dures difficultés (dont j’ai maigri) la sœur me prend avec elle à l’Alimentation KIZITO d’où j’ai rencontré mon frère Brice .Ensuite des merveilles ; de lycée Barthélémy Boganda (public)  je regagne Lycée Saint Marcellin CHAMPAGNAT (privé et meilleur de la ville).

Aujourd’hui je suis très content de faire après mon bac une filière qui me plait qui est la Programmation des Applications Informatiques et je suis très reconnaissant des  fournitures dont je peux citer entre autre :

  • Inscription = 100 000 F
  • Ecolage pour deux trimestre (35 000×6)= 210 000 F
  • Cahiers, stylographes, académie, rames papiers format A4=22 000 F
  • Sac au dos = 13 000 F
  • Constitution du dossier (retrait d’attestation de succès au bac plus authentification de la copie de l’attestation suivi du relevé de notes)= 10 000 F
  • Certificat de nationalité= 5 000 F
  • Certificat médical= 3 000 F
  • Frais du dépôt du dossier = 10 000 F
  • Habits et chaussures= 50 000 F
  • Livres (Algorithme, Analyse, Algèbre) = 50 000 F
  • Un ordinateur = 180 000 F
  • Clé internet = 15 000 F
  • Forfait internet 10 000 f le mois
  • Passeport = 60 000 F

TOTAL = 728 000 F

Tout ce que j’ai à vous dire c’est un grand merci.

Merci, merci, merci au Seigneur.

Je vous remercierai encore en m’appliquant au travail afin d’apporter de bon résultats.

Je demande à Dieu de me donner la capacité d’aider à mon tour des enfants qui seront en difficultés ou qui perdront le sens de vie.

Une fois encore merci et que Dieu vous bénisse.

Odilon LIMET

 

 

 La nouvelle fanfare de Berberati

 

Compte-Rendu d’emploi des fonds versés par l’association José del Río à l’ONG Kizito
Prise en charge des étudiants Kizito
1. BRICE : il est déjà infirmier Générique(Assistent) J’avais payé deux ans privé à la Croix Rouge
Française. Maintenant il est en Stage à l’hôpital Pédiatrique. Le médecin m’a donné une
appréciation très positive. Au même temps il est inscrit à la première année comme INFERMIET
D’ETAT (trois ans) . Ce garçon il n’A PERSONNE DANS SA VIE, VRAIMENT PERSONNE.
Depuis que je l’ai rencontré sur la rue ici a Bti à l’Age de 7/8 ans. Ecole primaire, Lycée
Champagnat toujours entre les premiers de la classe !
2. PRINCE : lui il a sa maman naturelle mais c’est depuis longtemps qu’il a abandonné nous avons
fait bien de recherches…Nous avons fait l’inscription à la Deuxième année d’Histoire-Geo/
3. Florentin : il sais d’avoir un frère mais…introuvable ! Inscrit à la Troisième Année Prive de
Maintenance Ordinateurs.
4. TONY : il est un enfant « Kizito » Naturel il a les parents qui participe en partie à sa formation :
Inscrit à la troisième Année Comptabilité et Gestion
5. Blandine : est la fiancé de Justin un des premier Kizito qui a déjà terminé et il a trouvé un travail
chez PLAN International. Justin participe en partie ; la fille inscrite à la Troisième année
d’Infirmier d’Etat.
6. Gabin : lui aussi il n’a personne sauf un oncle très démuni…Inscrit à la Troisième année Infirmier
d’Etat.
7. Odilon : première et deuxième année a Bangui il a trouvé une Bourse il est en Algérie MAIS…
cette bourse couvre seulement l’inscription et le Campus. Troisième Année d’Informatique
Spécialisée. Il est très doué même en Anglais. De temps en temps je dois lui envoyer de l’argent
pour la nourriture, le transport. Dernièrement il a eu un sérieux problème chez le dentiste. Il a un
frère sur la rue…

Sur les 10.000 Euros reçus de JOSELITO

– j’ai pris pour ces jeunes Universitaires :……………………………………………….. 1.800.000

Investissements en matériels divers

– nous avons trouvé la POMPE pour le Forage de Wotoro :……………………… / 900.000
– pour l’Installation Internet au Bureau Kizito……………………………………………/
550.000
– Payé la Connaissions pour 06 Mois (75.000×6) :………………………………………../ 450.000
Le Technicien a conseillé d’ajouter Deux panneaux solaires :……………………../ 300.000
– Pour Câbles et autre Matériel :……………………………………………………………./
50.000
Soins des enfants Kizito

– Opération Chirurgicale de LUNDI à Bangui :…………………………………………/
700.000
– Hospitalisation de Matilde a Bangui :
……………………………………………………….480.000
Innocent et autres enfants Diabétiques a Berberati :
………………………………..190.000

5.420.000Cfa

Selon le projet il me reste : 1.130.000 prévu pour la Réhabilitation de la Voiture Land
Creuser MAIS….il y a eu une famille Kizito en difficulté à cause d’un incendie. Par GRACE
incroyable de Dieu ils ont perdu des choses matérielles mais personne blessé sauf la maman
une blessure pas grave. C’était la nuit la maman a rêvé d’être au milieu du feu. Elle se réveille
et au même temps que les enfants crient. Le papa était au Centre de Wotoro. Avec l’aide des
voisins ont réussi à maitriser les flammes….

J’ai dépensé 200.000 pour cette famille.

Hier est morte une petite Elvira. La Maman séropositive la petite a pris la maladie à la
naissance. Elle avait 03 ans mais toujours maigre…souffrante. Bien suivi quand médecins sans
frontières étaient à Berberati mais…par la suite….Ça me fait très mal ! ! !

A Berberati ça ne va pas….c’est de la survie…. !

J’ai fait quelque Dépenses « de plus » pour la FETE de Demain à Wotoro. J’ai acheté pour
chacun un Blouson (3.500×25) : 87.500 + un Chapeau : 2.000×25 : 50.000.
Un peu plus de viande, des biscuits, des bouteilles de jus. Les Chefs des villages serons la
demain matin.
Ça me reste quand même 800.000Cfa ! ! ! !

Votre petite sœur Elvira

Berberati 22 Décembre 2018